Sarkis Musée du Château des ducs de Wurtemberg

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06/06/2014 - 04/01/2015

A Propos de

Sarkis au Musée du château des ducs de Wurtemberg

Né à Istanbul en 1938, Sarkis s’installe à Paris en 1964. Grand voyageur, son œuvre a été exposé dans le monde entier, du musée d’art contemporain de Lyon, au San Francisco Institute, mais encore au musée du Louvre, au Bode-Museum de Berlin et au centre Pompidou notamment.

En 2000 Sarkis fait revivre les célèbres hôtes du panthéon. Il réinvente les signatures des grands hommes qu’il installe sous la fameuse coupole, sous forme de néons bleus qui s’allument et qui s’éteignent, jours et nuits. Le silence solennel du lieu est rompu par des sons provenant du monde entier qui retentissent sous le dôme, jouant avec le rythme du clignotement des néons.

En 2014, au château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard, Sarkis revisite sa propre œuvre, étant fasciné par ces voyages, ces métamorphoses que vivent les œuvres transportées d’une exposition à une autre, d’un lieu chargé d’histoire à un autre. C’est la découverte de Sarkis des collections du musée de Montbéliard qui est à l’origine de l’exposition « Les pôles des aimants », il s’éprend tout de suite de la collection, notamment des plaques photographiques en noir et blanc de personnages anonymes. Sarkis utilise aussi le mobilier, et des pièces millénaires comme source d’inspiration.  Les boites à musique de la collection vont être quant à elle à l’origine de l’atmosphère sonore de l’exposition, c’est à partir de leurs airs que sont crées les partitions commandées à Jacopo Baboni Schilingi.

Dans l’exposition au château de Wurtemberg, on retrouve les signatures des grands hommes en néons bleus qui s’allument et qui s’éteignent, tel la lumière inspirant et expirant. La lumière et l’obscurité s’attirent et se repoussent, comme les pôles des aimants. Mais les néons respirent cette fois avec les photos en noir et blanc d’hommes et de femmes anonymes.  Sarkis a rendu à ces hommes leur taille humaine, en agrandissant  les tirages à partir des plaques photographiques de la collection du musée de Montbéliard. Le spectateur ne peut plus les regarder en position de force, elles le renvoient à sa propre image et l’obligent à se confronter à ces images, à ces personnages. D’autant que les photos ne sont ni rognées, ni retouchées elles sont exposées dans leur qualité originale, authentique. Agées, usées, elles témoignent du passage du temps, de cette lutte entre nos dernières traces et l’oubli. Car c’est la mémoire qui est au centre des réflexions de cette exposition. Ici les inconnus reprennent leur juste place dans l’histoire, celle des hommes. Ils y côtoient sans complexes les personnages les plus illustres que ce soit Voltaire, Rousseau ou Pierre et Marie Curie.

La puissance plastique de cette exposition brille par l’opposition de la modernité du néon et de l’ancienneté des photographies en noir et blanc. La lumière des néons varie à son rythme et joue avec les images fixes, les visages figés des personnages. La lumière changeante du jour renforce ces variations lumineuses.

Dans ce monde du passé, fixé pour l’éternité, les images sont immobiles. Le mouvement vient du son.  Les airs mécaniques des boites à musique traversent l’exposition comme un courant d’air. Calme certes, mais à tout moment un orage semble pouvoir exploser.  Le rythme de la musique n’est pas prisonnier de celui des variations de la lumière. Les mélodies ont ici leur propre vie, appelant à d’autres émotions. Cette harmonie du son et de la lumière, de la modernité et du passée, du souffle lumineux de la vie et de l’immobilité de la mort nous invite à la méditation.

 

Musée du château des ducs de Wurtemberg

25 200 Montbéliard

Tél. 03 81 99 22 61

www.montbeliard.fr

Ouverture tous les jours sauf le mardi de 10H à 12h et de 14h à 18h

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FLASH INFOS
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