MICHEL HUELIN et WANG KEPING – Galerie Zürcher

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21/05/2016 - 16/07/2016

A Propos de

La galerie Zürcher présente le travaille de deux artiste Michel Huelin et  Wang Keping du 21 mai au 16 juillet 2016.

MICHEL HUELIN

Depuis le début des années 2000, Michel Huelin brouille les repères, offrant un mélange d’éléments de l’espace intime (issu de ses études sur le design mobilier) et de l’espace interne (issu de son travail sur l’imagerie médicale), initiant une esthétique organique qu’il développe autant de manière physique par la peinture (huile et résines alkydes) que de manière numérique par des images générées par ordinateur. Le processus lancé par l’artiste crée des variations phénotypiques offrant l’illusion du principe fondamental de l’évolution.

Michel Huelin obtient ainsi l’image d’espèces nouvelles dont le caractère fictionnel ne suffit pas à écarter le trouble qui saisit le spectateur en constatant que cet environnement artificiel prend une place aussi “naturelle”. D’autant que dans la nature, ces « invasive species » – ainsi que l’artiste les a lui-même désignés – possèdent des caractères très proches de ceux que l’artiste met en œuvre virtuellement, en particulier la capacité d’une reproduction asexuée, rapide et à ce point capable d’adaptation en toutes circonstances.

Michel Huelin délivre ainsi des images conformes aux représentations possibles d’un écosystème du futur génétiquement modifié. Avec cette évolution technique, les préoccupations éthiques prennent une place prépondérante.

Michel Huelin imagine un univers de mutations suscitant à la fois la fascination et le malaise, manifestations d’une techno-nature en expansion selon un principe de prolifération, comme la nature elle-même sans contrôle ni limite hormis celle de la perception du détail, cette notion même devenant elle-même imperceptible et floue. La complexité du processus pictural lui-même renforce encore cet état d’hybridation.

Entre les Landscape Recovery et les Recovery Landscape la différence est, en premier lieu, technique : les premiers recourent au lambda print quand les seconds sont des images imprimées sur des transparents puis peintes, puis scannées et enfin imprimées en jet d’encre sur un papier légèrement texturé. Les peintures proprement dites ne donnent pas moins l’illusion de l’irréalité. Comme l’indique Michel Huelin : « cette prolifération est quantifiable, le fouillis et le désordre sont fictifs et ne cherchent pas à passer pour réels ».

 

WANG KEPING


Le sculpteur chinois Wang Keping, né en 1949 – l’année de l’avènement de la République populaire de Chine – après 29 ans d’exil (il a été expulsé en 1984), connaît enfin la reconnaissance dans son pays d’origine : une première rétrospective lui a été consacrée à Pékin en 2014 par l’UCCA (Ullens Center for Contemporary Art). En France, il vient de terminer une œuvre monumentale, Les Gardiens, pour le Château de la Celle-Saint-Cloud, propriété du ministère des Affaires Etrangères.

La galerie Zürcher est particulièrement fière de l’avoir soutenu et maintes fois exposé depuis 1986 à Paris puis à New York (depuis 2011). Wang Keping est, à la fin des années 1970, l’un des fondateurs du premier groupe d’artistes chinois non-officiels (aussi appelés « non-conformistes ») baptisé Xing Xing (Les Etoiles) parce que se souvient-il « nous étions alors les seules lueurs qui brillaient dans une nuit sans fin ».

A l’âge de 18 ans il est l’un de ces « gardes rouges » disciples de Mao, avant de se retrouver lui-même pris dans la tourmente de la Révolution Culturelle. Survivant au régime des camps de rééducation, il décide de devenir sculpteur à la fin des années 1970 et choisit le bois comme matériau de prédilection. Contestataire, ses premières œuvres sont explicitement provocantes : Idole ou Silence (1979) eurent un grand retentissement et furent exposées au Centre Georges Pompidou en 1989 et plus récemment à New York (China Institute in America, 2011). Un esprit de provocation qui l’anime toujours, mais à la différence de son ami Ai Weiwei, également membre du groupe à cette époque, c’est par la sensualité poussée parfois jusqu’à l’érotisme. Réfugié en France en 1984, Wang a orienté ses recherches vers une universalité des formes. Mais c’est la brûlure du feu qui donne au bois de ses sculptures sa patine noire, expression d’une brûlure intime qui ne s’effacera jamais. Bernard Zürcher

Informations pratiques :

56 rue Chapon

75003 Paris

info@galeriezurcher.com

du mardi au samedi de 12 h à 19 h

 

Remerciements à Andy Emler, auteur-compositeur pour la musique.
Réalisée par Quentin Hautcoeur
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