BALLESTER, CALVAT, BURGES et Robert GLIGOROV – GALERIE PASCAL VANHOECKE

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02/04/2014 - 26/06/2014

A Propos de

BALLESTER, CALVAT, BURGES et Robert GLIGOROV

 

La galerie Pascal Vanhoecke a, de tout temps, présenté des expositions expérimentales, engagées voir surprenantes. Les quatre artistes de ce nouveau cycle d’expositions ont un style et une notoriété bien établis. Leurs sources d’inspirations et les matériaux qu’ils utilisent sont bien différents. François CALVAT excelle dans l’agencement de matériaux industriels, Michael BURGES questionne la peinture et l’espace sur des supports high-tech, tandis que José Manuel BALLESTER et Robert GLIGOROV explorent de manière très personnelle les possibilités du médium photographique et de la vidéo.

 

François Calvat nait à Nice en 1926 et vit depuis toujours dans le massif du Vercors. Il commence à peindre à l’âge de 17 ans (1943) après avoir découvert des peintres modernes tels que Vincent Van Gogh ou Picasso et s’inspire de ces artistes pour ses premières créations.

Ayant toujours vécut à la campagne, il est le témoin d’une vie paysanne, bien loin des préoccupations artistiques des grandes métropoles.

A la fin des années 50, François Calvat se retrouve limité dans ses recherches sur la lumière par l’utilisation unique de la peinture. C’est pour lui le début de l’assemblage d’objets. C’est à partir de cette technique qu’il va développer un lien entre matière et lumière. Pour François Calvat, la couleur naît de l’altération des matériaux soumis aux intempéries. C’est pour cela qu’il utilise des matériaux aillant déjà eu une vie tels que le bois brûlé, le zinc, le fil de fer, le plomb, la corde ou encore le fagot. Dans la simplicité des formes de ses assemblages, il recherche à faire ressortir les lignes de force, de tension et le contraste entre les ombres et la lumière. Pour cela, il sort complètement des contraintes esthétiques de l’époque et se rapproche dans un même temps de l’abstraction et de l’utilisation de l’objet comme support plastique. La société moderne est une société de consommation où le rôle de l’objet est de plus en plus présent à la fois dans les grandes villes mais également dans les campagnes. C’est en ce sens que ces œuvres représentent le monde des années 1960 et 1970. En 1964 il introduit définitivement les objets dans sa création et cesse d’utiliser la peinture.

C’est dans les années 1980 que l’on voit l’arrivée de l’Homme au cœur de ses préoccupations avec 2 séries sorties simultanément, l’une consacrée aux fagots, symbole d’infinité et d’éternité. La fabrication du fagot est l’une des plus anciennes activités de l’Homme. L’autre est consacré aux portes et aux lucarnes qui symbolisent l’entrée de l’Homme.

Pour François Calvat, les années 2000 se caractérisent par l’utilisation des machines industrielles pour traiter les matériaux utilisés et une épuration toujours plus importante des œuvres. Le superflue est supprimé et François Calvat ne travaille plus qu’avec quelques matériaux : la tôle en acier, le zinc et le bois.

François Calvat est un artiste complet qui voyage entre sculpture, peinture et installation gigantesque !

 

José Manuel Ballester, artiste espagnol né en 1960 à Madrid, il Vit et travaille entre l’Europe (France, Espagne, Allemagne) et les Etats-Unis (New York). C’est un artiste à plusieurs facettes, à la fois photographe, peintre et dessinateur, il est issu de la jeune scène espagnole contemporaine.

Diplomé d’une licence de Beaux Arts à l’université Complutence de Madrid en 1984, il soutient un an plus tard une thèse sur la Reconstruction du processus technique des écoles italiennes et flamandes du XVème au XVIIème siècle.

À partir de ses travaux il expérimente un grand nombre de courants picturaux. D’un genre à l’autre il scénographie de plus en plus ses oeuvres : représentant des figures, des tavernes, falaises, nuages. Il mélange ainsi antiquité et modernité ce qu’il considère comme une métaphore du temps, de la perte de tradition et de mémoire.
Dans les années 2000 José Manuel Ballester réalise des séries photographiques représentant des paysages urbains inquiétants : des musées, des aéroports déserts, des couloirs, des escalators, vides…

Sa démarche artistique consiste à capter dans ses espaces, ses lieux, une atmosphère particulière : le vide, le temps, la solitude. Cette recherche de « la poetica del paisaje » est une manière de nous faire percevoir différement notre environnement et de nous inviter à expérimenter de nouvelles sensibilités avec celui-ci.
Ballester considère ainsi que :  » Chaque architecture est une réponse à une forme de vie, une manière d’apprécier le monde. Nous nous élaborons un environnemment artificiel en fonction de nos nécésités.

Les scénographies contemporaines révèlent les splendeurs et les défauts de nos cultures. Chaque société nous montre son identité au travers de la physionomie de ses villes, de ses labyrinthes artificiels. »

D’où sa volonté de mettre en avant une architecture parcellaire, figée, exempt d’humanité. On trouve dans ce sens des oeuvres tel que :
• Tunnel rojo, Muséo Nacional Centro Reina Sofia 2001 ;
• Estructura 8 Nocturno, National galerie Berlin 2

Cette prise en compte d’espaces vides en tant qu’éléments artistiques peut être mis en relation avec les travaux du californien Robert Irwin (1928, peintre minimaliste ayant exploré l’expressionnisme abstrait pour parvenir à une peinture épurée, tout comme José Manuel Ballester son travail est issu de la peinture). Robert Irwin en modifiant les volumes des espaces dans lesquels il intervient joue sur la lumière, la transforme en matière, et modifiant de ce fait notre perception de l’architecture. Pour souligner la complémentarité de ces deux artistes on peut citer Double Diamond, une oeuvre conçue spécifiquement pour le troisième et dernier niveau du Musée d’Art Contemporain de Lyon en 1997-1998. Tendus sur une structure légère dessinant sur plus de 500m2 une imbrication de carrés (tel la facette d’un diamant), d’immenses voilages noirs et blancs captent et modulent la lumière naturelle zénithale. Les volumes transparents que délimitent les voiles créent une ouverture sur chacun de leurs cotés…003 ;
• Estructura Blanca1, Institut Valencia d’Art Modern, 2004 ;
• Nueva SalaRS2, Musée National Centre d’Art Reina Sofia, Madrid, 2004

Le public pénètre et progresse ainsi dans un « espace de perception », où la densité de la lumière varie sans cesse. Véritable expérience spatiale et perceptuelle le spectacteur déambule dans ce labyrinthe irréel corrolaire des photographies de Jose Manuel Ballester, expérimentant d’une autre manière cet esthétisme du vide.

 

L’art de Gligorov est construit autour d’un leitmotiv, celui du corps et de ses transformations. Il s’exprime par la photographie, la sculpture, la vidéo et l’installation. Un thème, celui de sa fascination pour la métamorphose du corps au moment du retour du body art au début des années 90 qui revient au premier rang de l’art contemporain.

Robert Gligorov aborde la question en se mettant en scène et en soumettant son propre corps à l’hybridation fantastique et improbable et en faisant des greffes contre nature. L’artiste crée une exposition de photographies, « d’autoportraits » horribles avec des sculptures dans lesquelles le visage et le corps sont couverts de peaux de poulet (Chicken skin 1997), de plaies épouvantables, d’ampoules (Tetracotomie cool 1998), échelle et nageoires de poissons, (Vénus ‘ Naissance, 2000), de feuilles de chou (cabbage Sculpture, 2000-2001) ; un corps multiple, changeant, impliqué dans un processus absurde de transformation morphogenetic polymorphe des images de notre société artificielle et contaminée. Des simulacres morbides qui ont pour but de capturer le regard amorphe et distrait, du visiteur, dont l’imagination est trop habituée aux formes sophistiquées et extrêmes de certaines communications visuelles (cinéma, télévision, publicité, mode et jeux vidéo) qui créent constamment de nouvelles idées et effets fantastiques pour le garder pris au piège.

 

Michaël Burges est né en 1954 à Düsseldorf, en Allemagne. Il vit et travaille en Allemagne.

Michael Burges est fasciné par les phénomènes optiques et physiques telles que la radiation, les réflexions lumineuses, les forces de gravitation ou encore par les structures acoustiques et rythmiques comme l’interférence et le mouvement des vagues, notions toutes confondues qui déterminent la complexité de son style pictural.

L’investigation des interactions picturales entre couleurs, espace et énergie est une tache extrêmement complexe. Maîtriser cette complexité demande soit une incroyable intuition soit une méthode scientifique rigoureuse. Burges possède les deux. C’est avec une grande maîtrise de la matière qu’il traite les couches linéaires de couleurs variées de ses compositions. Dans sa recherche obsessionnelle de structures picturales idéales, il crée un espace imaginaire, abstrait dans lequel éclate l’énergie et la lumière.

Dans ses oeuvres « peintures de scènes virtuelles », l’artiste utilise une succession multiple de couches picturales et le libre jeu du matériau chromatique ainsi qu’une technique de raclage, de superpositions, d’interruptions ou de brisure. Michaël Burges nous conduit vers une destination où les structures abstraites et les champs chromatiques nous ouvrent des espaces imaginaires. L’abstraction ouvre les portes d’une métamorphose sculpturale de la peinture, sans quitter pourtant le cadre de la toile. Michaël Burges creuse l’espace plan de la peinture, jouant de la surface pour l’iriser d’une dimension intégrale. Sculptée par la lumière, la peinture trouve alors sa troisième dimension.

 

Infos pratiques :

14, bis rue du Docteur Gosselin
94 230 Cachan
contact@galeriepascalvanhoecke.com

Horaires

Mardi et Jeudi 14h à 19h
Mercredi 14h à 21h
Les autres jours Sur RDV

 

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Les Editions Patou  www.editionspatou.com sont partenaires de www.NewsArtToday.Tv

Remerciements à Andy Emler, auteur, compositeur pour la musique.

 

FLASH INFOS
5 EME édition de DDESSINPARIS 2017, cabinet de dessins contemporains, reinvestira les 700 m2 , sous la verrière de l 'Atelier Richelieu du 23 au 26 mars 2017.-Le salon du dessin au Palais Brongniart, 39 galeries du 22 au 27 mars 2017, est devenu une référence dans le monde du dessin de collection.-
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