SERGIO MOSCONA – GALERIE CLAIRE CORCIA

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03/04/2014 - 31/05/2014

A Propos de

Mon œuvre se nourrit de faits sociaux, c’est un jeu constant avec ce qui arrive, une interaction qui déplace et retourne les choses avec la seule intention de tenter de s’en rapprocher à partir d’un point où je puisse, dans la mesure du possible, les comprendre» écrit Sergio MOSCONA.

« A 34 ans, ce prodige argentin apparait comme une des figures montantes de l’art contemporain mondial. Nourri au génie de Picasso, il tisse une épopée humaine, brutale et raffinée, tragicomique et monumentale », Marion KLING dans Artension n° 120.

L’exposition « Paquito Laguna » nous invite à la découverte des dernières créations du jeune peintre argentin Sergio MOSCONA et offre une vision protéiforme du travail de l’artiste à travers un ensemble important de peintures à l’acrylique, collages, dessins à l’acrylique ou à l’encre, présentés pour la première fois à Paris.

Cette exposition personnelle met en perspective le questionnement de Sergio Moscona sur notre réalité d’êtres humains. Dans l’adversité, face à l’autre, confronté aux péripéties de l’existence, comment réagissons-nous ? Quelles questions nous posons-nous ? Comment l’artiste matérialise-t’il son ressenti face à notre imparfaite condition d’êtres humains ? Illustrant ses affres, ses écueils, mais aussi ses réflexions philosophiques, Sergio Moscona porte un regard riche et interrogateur sur l’existence.

L’exposition « Paquito Laguna »  a été préalablement présentée du 7 décembre 2013 au 23 février 2014 au Museo de artes plasticas Eduardo Sivori de Buenos Aires, en Argentine.

Paquito Laguna est un personnage composite crée par Sergio Moscona et inspiré de deux entités : Juanito Laguna, personnage crée par le peintre Antonio Berni qui dépeint la vie quotidienne des enfants des bidonvilles qui se sont multipliés lors de l’arrivée massive de travailleurs attirés par les opportunités offertes par les usines dans les années 1960 aux abords des grandes villes. L’autre source d’inspiration est « Paco », d’où le nom « Paquito Laguna », titre de l’exposition.
« Paco » est une drogue bon marché dérivée de la cocaïne. Ainsi, le personnage crée par Sergio Moscona est à la fois un « Juanito » et un « Paquito », enfant vulnérable en proie aux affres d’une réalité sociale misérable étroitement liée à son environnement. Sergio Moscona dresse le constat sombre d’une époque qui n’offre guère d’avenir à ces Juanitos et Paquitos puisque désormais les usines ont fermé, les parents se retrouvent sans travail et l’école ne parvient pas à rassurer les enfants et dénouer ces situations complexes de détresse humaine. L’artiste montre son appréhension quant au futur de ces enfants. Paquito est victime d’inégalités croissantes et de l’aliénation des plus marginalisés. Sergio Moscona dépeint avec perplexité et sans concession la société dans laquelle il vit. Ses œuvres se situent à la jonction entre le chaos social réel et le chaos artistique. Il met en scène les forces sourdes à l’œuvre, génératrices d’angoisse, destructrices du lien social.
En effet, la violence, les excès, la misère sociale compromettent la survie de la subjectivité des individus. Sergio Moscona dénonce cette réalité globale et espère voir un jour Paquito se délivrer de ses cauchemars et réclamer son droit au rêve.

GALERIE CLAIRE CORCIA:

 323 Rue Saint-Martin

75003 Paris

09 52 06 65 88

http://www.galeriecorcia.com

 

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Remerciements à Andy Emler, auteur, compositeur pour la musique.

FLASH INFOS
A PIED D'OEUVRE (s), la Monnaie de Paris expose les sculptures au sol à l 'occasion des 40 ans du centre Pompidou jusqu'au 9 juillet 2017.-Rodin l'exposition du centenaire. A l’occasion du centenaire de sa mort, l’exposition pose un regard nouveau sur cet artiste protéiforme, convoquant ses collectionneurs ou encore les artistes de son temps, Bourdelle, Claudel, Brancusi, Picasso ou Richier, donnant ainsi à voir et à comprendre la puissance de son génie. Au Grand Palais du 22 mars au 31 juillet-Picasso, Matisse et Braque à bonne adresse. Prenant appui sur le livre d’Anne Sinclair, petite-fille du marchand Paul Rosenberg, l’exposition du Musée Maillol redonne à la galerie sise 21, rue La Boétie l’éclat qui fut le sien. Jusqu’au 23 Juillet.-
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