LORENZO FERNANDEZ – Galerie Taménaga

4 734 vues

17/11/2016 - 08/12/2016

A Propos de

Dès le début de sa jeune vie, Lorenzo Fernandez, né à Madrid en 1970, s’est entièrement consacré à la peinture avec laquelle il semble faire corps. A quatorze ans il est admis au prestigieux Instituto Polytecnico de la Paloma qu’il poursuit avec quatre années de dessin à l’Academia Artium Pena sous la direction du grand maître Angel Pozo. Issu d’une famille extrêmement modeste, il travaille parallèlement pour financer ses études. Il passe ainsi plusieurs années sur le chantier de rénovation des fresques du tribunal de Madrid, ce qui lui permet d’atteindre une maîtrise parfaite des techniques de restauration qui servira sa peinture.
Dès 1994, il se voit décerner des prix artistiques importants : Premier prix de l’Académie de Dessin Atrium Pena, Prix Raphael de Penagos décerné par la Fondation Marpire-Vida, Concours National du Dessin Gregorio Prieto… Il reçoit aussi des bourses de la part de différents mécènes. A partir de 1998, il est découvert par plusieurs galeries d’Art, parmi lesquelles la Galerie Taménaga occupe déjà une place prépondérante. Il peut alors se consacrer entièrement à sa peinture. De 1999 à 2004, il participe à différentes expositions collectives et individuelles. En 2004, la Galerie Taménaga lui accorde à la fois sa confiance et son soutien sous la forme d’un contrat d’exclusivité mondiale.
D’un point de vue technique, l’œuvre de Lorenzo Fernandez peut être définie comme un « réalisme néo-pop », marqué par le poids de la tradition picturale espagnole où l’espace, la lumière et l’ambiance jouent un rôle essentiel. Les objets qui y apparaissent créent des mises en scènes dramatiques qui conduisent à une réflexion intellectuelle et philosophique.
Le réalisme y est si abouti qu’il crée une confusion troublante avec la photographie. Lorenzo Fernandez en joue. Il s’amuse à semer le doute. Il l’entretient même, allant jusqu’à reproduire le flou d’une mise au point photographique qui n’a pas lieu d’être ou se représentant dans un reflet, les pinceaux remplacés par un appareil photo. Car c’est pourtant et uniquement de peinture qu’il s’agit. La technique utilisée par Lorenzo Fernandez est on ne peut plus classique : huile et acrylique sur panneau pour les œuvres polychromes majoritaires dans son œuvre ; graphite, huile et acrylique sur panneau pour les œuvres monochromes. Virtuose du contrepied, Fernandez applique cette technique à des sujets totalement contemporains et en phase avec l’époque actuelle.
Les natures mortes contemporaines sont le sujet principal de son œuvre. Lorenzo Fernandez y met en scène des objets variés, faussement neutres et en réalité porteurs de symboliques cachées : figurines de plastique, fusibles, photos anciennes de personnages illustres, codes-barres, symboles religieux et friandises, … A la lecture de ces natures mortes, le spectateur est à la fois séduit par le talent technique de l’artiste et interpellé par les rapports qui s’établissent entre chaque objet de la composition. Chacune est teintée de références explicites aux obsessions de la société actuelle. Chacune laisse dévoiler un humour discret et des critiques piquantes à l’encontre de notre civilisation.
Minoritaires dans l’œuvre de Lorenzo Fernandez les portraits féminins sont tout aussi réalistes que les natures mortes. Rendu des chairs, transparence des veines, grain de la peau sont exécutés avec la plus parfaite précision. Tour à tour crûs, sensuels ou insolites, les portraits de Fernandez évoquent autant que ses natures mortes le caractère subtil de la beauté, celui, éphémère de la vie.

Source : http://tamenaga.com/exhibitions/exhibition_detail.php?exhi_no=2

Musique :

Plus d’infos sur newsarttoday.tv

Infos Pratiques

Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h.

18 avenue Matignon 75008 Paris

tel : 01-42-66-61-94

01-47-42-99-14

 

FLASH INFOS
A PIED D'OEUVRE (s), la Monnaie de Paris expose les sculptures au sol à l 'occasion des 40 ans du centre Pompidou jusqu'au 9 juillet 2017.-Rodin l'exposition du centenaire. A l’occasion du centenaire de sa mort, l’exposition pose un regard nouveau sur cet artiste protéiforme, convoquant ses collectionneurs ou encore les artistes de son temps, Bourdelle, Claudel, Brancusi, Picasso ou Richier, donnant ainsi à voir et à comprendre la puissance de son génie. Au Grand Palais du 22 mars au 31 juillet-Picasso, Matisse et Braque à bonne adresse. Prenant appui sur le livre d’Anne Sinclair, petite-fille du marchand Paul Rosenberg, l’exposition du Musée Maillol redonne à la galerie sise 21, rue La Boétie l’éclat qui fut le sien. Jusqu’au 23 Juillet.-
Avant-Première

Avant-Première

Inscrivez-vous pour recevoir nos meilleurs reportages en avant-première.

Inscription réussie !