IVAN MESSAC – GALERIE BAUDOIN LEBON – ART PARIS 2015

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26/03/2015 - 29/03/2015

A Propos de

Ivan Messac – Galerie Baudoin Le bon

Art Paris Art Fair 2015

 

Très éloignée du concept d’exposition personnelle consistant à aligner des oeuvres récentes, la proposition d’Ivan Messac se rapproche de l’installation par l’unité de son propos, sa façon d’occuper l’espace et sa création multimédia. On y retrouvera peinture, dessin, sculpture et vidéo dans un cadre pensé par l’artiste.

Tout s’éclaire, tel est le titre de cette oeuvre.

La première surprise que nous réserve Ivan Messac est la couleur – ou plutôt l’absence de couleur. Toutes les oeuvres, du sol aux murs (moquette noire et papier peint) , de la sculpture à la vidéo, sont en noir et blanc. À croire qu’à regarder le monde, il devient de plus en plus difficile de le voir, comme si nos caméras braquées sur le moindre événement ne nous permettaient plus d’en percevoir la globalité et jetaient un voile obscure sur notre réalité.
Messac s’aventure dans l’opacité de cette nuit, guidé par le faisceau d’une lampe torche dont il éclaire les êtres qu’il rencontre. Nous le suivons dans ce qui ressemble à une visite de musée. De fait les êtres que nous croisons sont des sculptures, des êtres inanimés qui, sous le feu de la lampe, reprennent vie. L’effet est curieux car dans ces zones éclairées les valeurs s’inversent. Y aurait-il du positif dans le négatif ?
Le monde que nous connaissions à la lumière du jour n’est donc que masqué, rien n’a disparu, il se révèle différent à la lueur d’un nouvel éclairage. Nous pensions que la vie était du côté de la couleur, peut-être l’est-elle encore davantage dans ce qui est à la fois l’absence et la totalité, le noir et blanc.

La galerie Baudoin Lebon présente l’artiste Ivan Messac à la Art Paris Art Fair 2015.

Ivan Messac est né en 1948.
Adolescent, Ivan Messac fréquente assidûment le Théâtre des Amandiers situé à quelques mètres de son lycée à Nanterre, il écrit des chansons, lit les poètes de la Beat generation et parcourt l’Europe en autostop. En 1967, à 19 ans, il commence réellement à peindre et va à la rencontre de Bernard Rancillac, Jacques Monory et Peter Klasen. Auparavant, il a fait la connaissance de Saint-Maure, un sculpteur à qui il soumet des maquettes de sculptures en carton . Il est alors bien décidé à devenir artiste. Après les évènements de mai 1968 auxquels il apporte sa contribution discrète et marginale, il évite élégamment de s’inscrire à l’école des Beaux-arts et entame des études de philosophie à la faculté de Nanterre. Il y collera une fresque sur papier de 10 mètres de long et l’un de ses condisciples inscrira le long de la voie ferrée : Messac au Louvre. Il rencontre Pierre Buraglio et expose, en 1969, au Salon de la Jeune Peinture dont il deviendra membre du comité quelques années plus tard. Il en dessinera les affiches de 1974 et 75. Sa série de tableaux « Minorité absolue », dédiée aux amérindiens et commencée en 71, lui vaut une certaine notoriété et un article de Gilbert Lascault dans la revue Opus international. En 73, le chorégraphe Michel Descombey lui commande les décors et costume pour un ballet sur une musique de Stockhausen et simultanément il prépare sa première exposition personnelle à? Paris. En effet, la toute première s’est tenue à Dublin en 71.
En 2013, la Villa Tamaris Centre d’Art lui a consacré une exposition de ses œuvres des dix dernières années accompagnée d’un ouvrage aux éditions Actes-sud intitulé From Me To You

Infos Pratiques:

8, rue Charles-François Dupuis
75003 Paris – France
T. +33 01 42 72 09 10
info@baudoin-lebon.com

Du mardi au samedi
de 11h à 19h
et sur rendez-vous

Remerciements à Andy Emler, auteur-compositeur pour la musique 

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FLASH INFOS
A PIED D'OEUVRE (s), la Monnaie de Paris expose les sculptures au sol à l 'occasion des 40 ans du centre Pompidou jusqu'au 9 juillet 2017.-Rodin l'exposition du centenaire. A l’occasion du centenaire de sa mort, l’exposition pose un regard nouveau sur cet artiste protéiforme, convoquant ses collectionneurs ou encore les artistes de son temps, Bourdelle, Claudel, Brancusi, Picasso ou Richier, donnant ainsi à voir et à comprendre la puissance de son génie. Au Grand Palais du 22 mars au 31 juillet-Picasso, Matisse et Braque à bonne adresse. Prenant appui sur le livre d’Anne Sinclair, petite-fille du marchand Paul Rosenberg, l’exposition du Musée Maillol redonne à la galerie sise 21, rue La Boétie l’éclat qui fut le sien. Jusqu’au 23 Juillet.-
Avant-Première

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