Orient Express- Galerie Hervé Courtaigne

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07/12/2017 - 13/01/2017

A Propos de

La galerie Hervé Courtaigne présente de Paris à Istanbul du 07 décembre au 13 janvier 2018

Erdal ALANTAR – Albert BITRAN – Lola CARR – Abidin DINO – Natalia DUMITRESCO – Simon HANTAI – Robert HELMAN – Jacques HEROLD – Alexandre ISTRATI – Sigismond KOLOS-VARY – Orhon MUBIN – Henri NOUVEAU – André ROZSDA – Selim TURAN – Victor VASARELY

De tout temps l’occident fut fasciné par les lignes rejoignant l’Europe à Istanbul, « la Sublime Porte ». Car de tout temps cet itinéraire Paris-Istanbul fut celui de tous les échanges et de toutes les confrontations : tour à tour chemin de développement du Christianisme, extrémité de la route de la soie, voie des invasions et en sens inverse, chemin des croisades ; ré-invasion par Soliman et finalement, premier segment de l’itinéraire de Chateaubriand vers Jérusalem, puis du voyage pédagogique du « Grand Tour » obligatoire pour la jeunesse aristocratique européenne.

Démarré en 1883, le service de ce train de luxe exploite cette fascination de la corne d’or et survole les aléas de l’histoire, le service ne s’interrompant qu’en temps de guerre. Ainsi le reprend-il en 1945, pour redevenir quotidien en 1947.  Les tracasseries du rideau de fer et le développement de l’avion auront raison de lui en 1977.

Evidemment, les artistes, eux, ne voyagèrent pas au milieu des meubles de Prou et des panneaux de verre de Lalique. Non, s’ils vinrent de ces régions, pour constituer la deuxième Ecole de Paris, c’est portés par un tout autre élan que celui du luxe et des plaisirs : « Certains arrivaient parce qu’ils étaient juifs et qu’on ne voulait pas de juifs chez eux. Mais d’autres sans aucune raison de force majeure comme celle-là, et seulement parce que, naguère, Van Gogh avait eu besoin de la lumière de la France et parce que les plus surprenantes inventions de l’art, […] s’étaient produites en France.ª Ces mots décrivent la vague de la Première Ecole de Paris. Concernant l’après-deuxième guerre mondiale et la guerre froide, on aurait pu écrire « Certains arrivaient parce qu’ils n’étaient pas communistes etc.. » Et les mots concernant l’attraction de Paris sur les artistes d’alors restent valables.

Cet exode eut ses locomotives : Tristan Tzara, roumain, fondateur du Dadaisme, Henri Nouveau, né dans la Transylvanie devenue ensuite hongroise puis redevenue roumaine, le Hongrois Hantaï, peintre majeur du XXème siècle, Brancusi bien sûr, toujours prêt à accueillir ses compatriotes artistes et enfin Abidin Dino, phare de la modernité turque dans le domaine de l’art, dont la modeste demeure devint lieu de rendez-vous des artistes turcs et surréalistes.

Tous fréquentèrent Breton, Picasso, Gertrude Stein, Ernst, Brauner, et bien d’autres, à qui ils présentèrent leurs cadets, issus d’une immigration plus récente, chez lesquels le surréalisme, le minimalisme et le post-cubisme prépareront l’abstraction conquérante d’après-guerre.

 

1945-1977 : telle est la période qui recouvre celle de la 2ème Ecole de Paris, et qui cadre les dates des oeuvres que la galerie expose aujourd’hui. Celles-ci sont dues à des artistes provenant de diverses étapes où s’arrêta, au gré de  ses modifications d’itinéraires, l’Orient-Express : Vienne, Budapest, Bucarest, et finalement, Istanbul. Cette exposition veut rendre hommage à ces créateurs sans repos.

 

Galerie Hervé Courtaigne
53 Rue de Seine
75006 Paris

 

Remerciements à Andy Emler, auteur compositeur, pour la musique.

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