ALEXIS PESKINE – GALERIE BE ESPACE

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21/05/2013 - 20/07/2013

A Propos de

Alexis PESKINE expose, enfin, de nouveau à Paris. Il prend, cette fois, la Bastille et s’arrête à la Galerie BE-ESPACE, du 21 mai au 21 juin 2013. Une grande fierté pour son directeur-fondateur, Brian Elliott ROWE, américain d’origine, qui est heureux de présenter une dizaine d’œuvres de cet artiste poly-identitaire, mondialement connu. Peskine affirme la diversité de ses origines et la revendication de chacune d’entre elles à travers son expression artistique. Et il enfonce le clou de sa philosophie comme les clous de son acu-peinture. Chaque œuvre est un manifeste, un appel à une autre société où le noir et le blanc seraient terres de contrastes et faces d’une même humanité. 

« Tellement au-dessus de la France » ? Tellement la France – la vraie – Alexis Peskine. Dans toute sa diversité, sa singularité. Père franco-russe, mère afro-brésilienne. Grand-père juif, rescapé des camps allemands. Les valises pourraient être lourdes, elles seront des ailes. Pour l’artiste comme pour l’homme. Naturellement, son œuvre exprime les traumatismes nés du regard de la société sur l’être différent. Quel qu’il soit. Et s’il choisit de faire écho aux problèmes identitaires, il ne s’arrête pas aux siens propres, il élargit le champ de l’action, des réactions aux sectarismes sexuels, ethniques, nationalistes et religieux. Il s’indigne, résiste, se rebelle, mais veut surtout river le clou à l’ignorance et aux obscurantismes de tous bords. Quant à son cosmopolitisme personnel, il s’inscrit dans le droit fil du concept de négritude d’Aimé Césaire, comme dans le poly-identitaire d’Edgar Morin. Dans sa palette chromatique, seul le noir a droit de cité pour la peau de ses personnages, car seul le noir soulage d’un asservissement aux couleurs dominantes. Et pour le mettre en exergue, des aplats vifs, le plus souvent rouges ou jaunes, tels des étendards qui claquent.

Sa technique est unique, inspirée de la sérigraphie, de l’art pop de Warhol à Chuck Close et Lichtenschtein ainsi que des sculptures Nkisi du Congo, en lien également avec le vaudou et la crucifixion. Le clou remplace le point, pour la métaphore, pour la spécificité de la matière, aussi. Brute, sèche. Dans sa galerie de portraits, Peskine ne veut pas voir qu’une tête : il joue avec neuf tailles de clous qu’il enfonce à profondeur variable. Pour créer du relief, pour passer dans la 3e dimension. À la base des images très graphiques, entre photo et photoshop, pour effets pochoir. Martelées, cloutées, montées sur bois, peintes et enfin vernies ou dorées à la feuille d’or. L’alliance du matériau simple et de la technologie, de l’ancestral et de la modernité, de l’art et de l’artisanat.

Proche du néo pop, l’artiste alimente son langage pictural des héros de l’imagerie populaire. Ici Monsieur Propre, là Banania, Astérix ou Tintin pour nourrir son propos sociétal, ses luttes antidiscriminatoires autour de personnalités familières, et forcer le trait d’une humanité en déshérence. La lucidité non sans humour, sans esthétique, comme d’ultimes élégances. L’envie de partager avec tous, de susciter l’échange, la conversation. Et au final, toucher les gens. Dans son registre propre de l’art contemporain : œuvres métissées de slogans, politiques ou publicitaires, d’idiomes visuels et de références au spectre universel.

Adepte de la forme comme du fond, Peskine mise sur la mixité : sens esthétique et sens du message. Les enfilades de petites tiges métalliques donnent un grain de peau unique, jamais tout à fait lisse. Car elles sont aussi piqûres de rappel : la douleur physique et la souffrance psychique se transcendent. Elles portent en elles leurs propres forces, de résistance, de construction, de résilience. Quel chic pour ces « Men in black » – costumes trois pièces ou sportifs victorieux – qui se demandent s’ils seront toujours condamnés à être « un pied dedans, un pied dehors » de cette société. Sous les bravos lorsqu’ils réussissent, sous les lazzis au quotidien, voire les crachats les soirs de défaite. Et Peskine de nous clouer au pilori de nos vérités pas toujours bonnes à dire.

L’artiste est aussi photographe. Même exigence dans le choix du modèle : le personnage irradie de beauté, de  présence. Magnétique. Il est là pour servir le propos. La « Mariam » noire, titrée « The French Evolution » est autant son propre porte-parole que le porte-voix d’Alexis Peskine. Un véritable hymne national, en réponse au fameux débat sur l’identité. Cette photo sera reprise dans le New York Times (juillet 2007), un numéro Hors-série du Monde (janvier 2010) et, plus récemment, à la une du journal Libération (février 2012).  

Galerie BE-ESPACE:

2003 : la Galerie BE-ESPACE naît de la passion. La passion de Brian Elliott Rowe pour l’art et son goût de le partager. C’est donc, sans surprise, que la galerie BE-ESPACE ressemble à son fondateur : américain d’origine, parisien d’adoption, créatif bouillonnant et véritable « Ambassadeur artistique ».

Précurseur dans sa localisation, la Galerie BE-ESPACE est située au cœur de Paris, dans un quartier appelé aujourd’hui le Haut Marais, à deux pas de la place des Vosges et du musée Picasso. Membre de l’Association des Galeries d’Art parisiennes, elle fait partie du circuit des galeries mondialement connues comme Emmanuel Perrotin, Chez Valentin…  Sa ligne directrice s’appuie sur des talents confirmés ou émergents avec comme maître-mots : force d’expression et émotion.  Elle peut alors proposer des œuvres riches et singulières qui interpellent, bousculent, touchent…  Ainsi, grâce à tous les acteurs de sa philosophie, la Galerie BE-ESPACE orchestre une composition originale et affiche la signature d’une galerie « pas comme les autres »., intimiste et conviviale.

 » Quelle que soit l’exposition, notre objectif est de faire découvrir des univers à déguster sans modération, des mélanges de saveurs artistiques. Alors l’on joue sur l’étonnante alchimie de fortes personnalités et l’attraction des contraires ou l’on se fait puriste avec une scénographie muséale.
Je pense que notre approche contribue à rendre l’art contemporain vivant et accessible : au quotidien de façon spontanée comme lors d’événements plus  formels. L’idée est de laisser le spectateur en prise directe avec les œuvres, à la fois libre de ses perceptions, ses réflexions et de lui donner envie d’aller plus loin. Qu’il s’agisse de passer à l’acte d’achat, de valoriser l’image de son entreprise ou de fréquenter plus assidûment les galeries d’art, bref, de devenir un véritable acteur-citoyen de la vie artistique parisienne. N’hésitez plus, donnez vous un supplément d’art ! « 
Brian Elliott Rowe
Infos pratiques 

Brian Elliott Rowe et ses équipes sont heureux de vous accueillir :
Lundi au samedi : 14h30 à 19h
Dimanche : Horaires variables & sur rendez-vous.
Merci de téléphoner.

La galerie est située à deux pas de la Bastille et de la Place des Vosges
Métro : Chemin-Vert, Bréguet Sabin, Bastille – Bus : 20, 29, 65, 69

www.galerie-be-espace.com – be@conceptmania.com

 

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FLASH INFOS
YIA ART FAIR, du 19 au 22 octobre 2017, au Carreau du Temple. MANIFESTATION D'ART CONTEMPORAIN-Pour la Biennale d’Issy 2017, une soixantaine d’artistes investissent les murs du Musée français de la Carte à Jouer. A travers un thème commun, « Paysages, pas si sages », ils présentent leur vision de la nature, du monde et ses évolutions dans des styles et des médiums différents. Des œuvres à découvrir jusqu'au 12 novembre 2017.-L'exposition "Continua Sphères ENSEMBLE" prend ses quartiers au CENTQUATRE jusqu'au 19 novembre 2017. Pour l'occasion, une vingtaine de galeries et d’institutions venues des cinq continents seront présentées.-Pour sa 71ème édition, le Salon réalités nouvelles présente 400 artistes français et internationaux. Rendez-vous du 15 au 22 octobre 2017, au Parc Floral de Paris, pour découvrir la scène abstraite contemporaine.-
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